Cannes 2013/Cinéma/Les Dossiers

Joel et Ethan Coen : filmographie

Ethan Coen, Joel Coen

Ne confondons plus Joel et Ethan avec Ethan et Joel !
Joel est à droite, Ethan à gauche.

A travers leur filmographie, les frères Coen ont su imposer leur propre style, entre humour (souvent froid et déjanté), musique rock’n’roll et forte singularité.  Retour sur quelques-uns de leurs meilleurs films.

BARTON FINK

On a parfois un peu tendance à l’oublier dans l’épaisse filmographie des frères Coen. Barton Fink, qui pourtant a remporté la palme d’or en 1991, est un peu un film somme dans le cinéma de Joel et Ethan. On y retrouve en effet toute la folie coenienne , et cette mise en scène originale. L’humour est froid. La tension parfois intense. Et il plane également un petit nuage de mélancolie. Brillant.

La réplique qui fracasse tout : « I am a creator! THIS IS MY UNIFORM!! »

BARTON

MILLER’S CROSSING

Un peu avant leur consécration à Cannes, les frères Coen présentaient Miller’s Crossing, un film se déroulant à l’époque de la prohibition, dans les années 30. L’occasion ici pour les deux frères de rendre un hommage personnel et de qualité aux films de gangsters américains, et aux films noirs. Il s’agit de la première collaboration avec Steve Buscemi, qui restera un de leurs acteurs les plus fidèles.

La réplique à retenir : « Si j’avais su que tu nous ferais ta grande conférence sentimentale, j’aurais appris par cœur les tragédies de Shakespeare. »

millerscross

FARGO

En 1996, Joel et Ethan Coen reviennent à Cannes avec leur nouvelle pépite, Fargo. L’histoire complètement déjantée de ce mari faisant enlever sa propre femme pour toucher l’argent du beau-père fortuné, conquière la Croisette. Heureux résultat puisque les deux cinéastes repartent de la baie cannoise avec le prix de la mise en scène. Amplement mérité.

La musique d’introduction qui déchire (made by Carter Burwell) :

THE BIG LEBOWSKI

Cela fait 14 ans que les Coen ont sorti leur premier film, Sang pour Sang (1984). Avec leur septième long métrage, The Big Lebowski, les deux frères peuvent se vanter d’avoir formé une belle famille. Il signent à nouveau avec  Steve Buscemi (qui a rempilé depuis Miller’s Crossing avec chaque film des Coen), John Goodman (un des rôles clé de Barton Fink, notamment) et John Turturro (l’écrivain en panne d’inspiration de Barton Fink). C’est The Big Lebowski qui relança le succès d’un cocktail alors tombé aux oubliettes : Le Russe Blanc.

Recette du « Russe Blanc », cockatail fétiche du Dude :  6 cL de Vodka + 6 cL de liqueur de café (Kahlua, Marie Brizard) + 4 cL de crème liquide

WhiteRussian

O’BROTHER

Audacieux et drôle, O’brother est leur huitième film. Un road-movie musical, rythmé par une bande originale inspirée de la musique country et bluegrass. L’occasion de prendre de gros fou-rires devant la gueule hébétée de George Clooney, dont les cheveux sont enduis de gomina.

Là où George épate : « I am a man of constant sorrow »

NO COUNTRY FOR OLD MEN

Après des années de vaches maigres (Intolérable cruauté et Ladykillers ne sont pas très plébiscités par la presse), les frères Coen reviennent avec un thriller glacial et choc, mettant sous le feu des projecteurs l’excellent et non moins terrifiant Javier Bardem. Les frères Coen renouent avec leur talent et sont une nouvelle fois ovationnés par la presse cinéma, mais aussi par les cinéphiles. C’est ce qui leur vaudra de remporter l’Oscar du meilleur film, face au pourtant très bon There Will Be Blood, de Paul Thomas Anderson.

La tête de Javier Bardem, flippante :

BardemNOC

BURN AFTER READING

Les castings de luxe deviennent la marque de fabrique des frères Coen. Pourquoi donc ne pas ajouter Brad Pitt et John Malkovitch aux côtés de George Clooney et Frances McDormand ? Au final, il est dur de réduire Burn After Reading en un genre spécifique tant le film en touche de près divers. Un film politique ? Un film d’espionnage ? Une comédie barrée ? Un film à suspense ? C’est un peu tout cela à la fois.

Brad Pitt ce petit rigolo : « Je suis le bon samaritain »

BradPittBurn

TRUE GRIT

Dernier film en date, True Grit, pourtant un remake d’un film d’Henry Hathaway (Cent dollars pour un shérif), plaît à la presse. Ils abandonnent leur style non conventionnel et signent ici un western classique, beau et épuré, où l’on retrouve Jeff Brifges, une douzaine d’années après The Big Lebowski. Les Coen sont-ils doués, quoi qu’ils fassent ?

Apprendre à moucher quelqu’un qui vous menace :avec Haille Steinfeld :

 » – Le moins qu’on puisse dire c’est que tes paroles manquent de miel, en te regardant de loin j’étais tenté de te voler un baiser bien que tu sois très jeune, malade et pas très jolie mais maintenant je serais plutôt tenté de te faire cinq ou six caresses avec ma ceinture.
– Les deux choses me seraient aussi déplaisantes l’une que l’autre, vous devriez mouiller votre peigne et aplatir cet épis. « 

Ethan et Joel Coen

Ethan et Joel Coen

Comme vous l’avez constaté au cours de cet article, « Coen » s’écrit bel et bien sans « h ».

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2 réflexions sur “Joel et Ethan Coen : filmographie

  1. Sans vouloir faire de pub, il y a un livre sur les frères Coen qui est sorti récemment  » Oh brothers ! Sur la piste des frères Coen » , il s’agit apparemment d »une analyse sur chacun de leurs seize films, un essai bourré d’anecdotes , je ne sais pas ce qu’il vaut, je viens de le réserver mais ca a l’air bon à prendre si on veut en savoir plus sur leur art ! ^^

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