Cinéma/Cycles

[CYCLE] Martin Scorsese: la filmographie d’un parfait cinéphile, et d’un grand cinéaste

1970. Une voiture longe une route new-yorkaise. Il est tard. A l’intérieur, on entend le moteur vrombir régulièrement, ronronner, et bercer les trois types, aux visages exténués. Soudain, de violents tapotements surgissent. Au volant, Henry se tourne vers Jimmy. Tommy, lui, à l’arrière, bondit sur son siège. La voiture se range brusquement. Les portières s’ouvrent. Et les trois s’amènent, l’air soucieux, vers le coffre de la voiture. Les feux arrière viennent éclairer leurs visages inquiets. Henry dégaine ses clés, ouvre le coffre de la Pontiac. Un type, ligoté et maculé de sang, s’agite comme un ver, cognant la taule de la voiture. D’un pas sûr, Tommy s’avance tout en retirant un couteau de cuisine de sa veste. Il enfonce violemment la lame acéré dans le corps du type, qui se tord immédiatement. Un coup. Deux coups. Trois coups. Huit coups de couteau. Jimmy s’avance à son tour, extirpe un revolver de sa ceinture, et tire plusieurs fois sur le cadavre sanguinolent. Une voix raisonne alors, une voix-off : « Autant que je me souvienne, j’ai toujours voulu être gangster ».

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Martin Scorsese, (4ème en partant de la gauche), aux côtés des acteurs des Affranchis (1990)

Voilà comment, en 1990, Martin Scorsese rend hommage aux films noirs de gangsters. A la fois irrévérencieux et pourtant parfaitement maitrisé, Les Affranchis (Goodfellas) était, une fois de plus, la preuve que le cinéaste américain maniait habilement la caméra et était capable de transcrire en images les émotions les plus fortes. Depuis Who’s That Knocking at My Door, son premier long métrage, jusqu’à Hugo Cabret, Scorsese a toujours gardé la maîtrise complète de ses films. Fervent défenseur du cinéma d’hier, et militant actif pour celui d’aujourd’hui, le réalisateur issu de Little Italy, s’est imposé comme l’un des plus grands et des plus populaires cinéastes à l’heure actuelle.

A l’occasion de la sortie de son tout dernier film, Le Loup de Wall Street, Les Temps Critiques et ses partenaires prennent les choses en main, et sont heureux de vous offrir sur leurs pages un cycle consacré, jusqu’au 16 janvier, au cinéaste. A travers des articles, des critiques de films, des anecdotes, des extraits, de belles images, et pleins d’autres surprises, nous vous proposons de vous immerger dans la filmographie de cet immense réalisateur, de ce parfait cinéphile.

Bon cycle !

Voir aussi notre article : 5 raisons de revoir Les Affranchis

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