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[CRITIQUE IMAGINAIRE] Taken 3, le sursaut d’inventivité d’Olivier Mégat(h)on… ou pas !

Taken 3 sort, après deux interminables années d’attente, dans nos salles. Un film qui, espérons-le, pourra ramener les intellos à la raison… ou pas !

Décidément, les séquels s’enchaînent à tout-va ! Alors que nous nous extasions il y a peu devant l’époustouflant quatrième volet de Transformers, et que le septième de Fast and Furious approche, le grand cinéaste français Olivier Mégaton, appuyé par le porte-monnaie de son heureux confrère Luc Besson, vient tout juste de sortir sa dernière pépite visuelle et scénaristique : Taken 3. Cela nous laisse donc très peu de temps pour nous remettre de nos précédentes émotions, très vives, puisqu’il aura fallu seulement deux ans pour pondre cette suite, débordant à nouveau d’intelligence et d’ingéniosité.

Encore une fois emmené par Liam Neeson, qui renouvelle et transcende toujours ici son jeu pour nous livrer sa meilleure interprétation depuis La Liste de Schindler, l’œuvre promet d’être un nouveau franc succès au box-office. Sans plaisanterie, ce seront probablement des millions de spectateurs, friands d’originalité et de scénarios novateurs, qui s’amasseront dès aujourd’hui dans les salles de notre belle France, pour découvrir ce thriller bousculant les codes du genre et offrant au public un spectacle qui sort enfin, a contrario des pseudos-auteurs contemporains, des sentiers battus. Hitchcock, Fincher et De Palma peuvent bien aller au diable ! Olivier Mégaton leur donne ici une nouvelle cinglante leçon d’humilité et leur faire plier les genoux. C’est à en mourir de rire. Si Taken 2 rendait un léger hommage au pourtant très surestimé Drive en y plaçant quelques touchants clins d’œil, Taken 3 n’a rien, absolument rien, d’un film-hommage. Et encore moins d’un plat réchauffé !

Dans le premier épisode de la saga, sans doute hélas le plus reprochable, l’agent Bryan Mills partait repêcher sa désobéissante et impuissante fille, tombée entre les mains de dangereux trafiquants de vierges, dans les pays de l’Est. « Je te chercherai. Je te trouverai. Et je te tuerai » lançait froidement Liam Neeson à son interlocuteur qui, à l’autre bout du fil, avec un charisme jubilatoire et un accent authentique, rétorquait un provocateur et sombre « Bon chance ». Heureusement, quatre ans et une cervelle plus tard, la ravissante Maggie Grace a, semble-t-il, subit l’entraînement redoutable et efficace de papa. C’est donc elle qui s’en va à présent sauver la figure paternelle, parvenue, avec la plus grande infortune, à se retrouver séquestrée par de vilains et méchants arabes. Pourquoi donc la presse spécialisée (qui pourtant devrait nous aiguiller dans nos choix de divertissement), et même les cinéphiles, ont-t-ils crié au manichéisme et à la stigmatisation ? La réponse nous reste encore bien floue aujourd’hui. Il n’est pas sûr qu’eux-mêmes y trouvent une explication rationnelle. Quoiqu’il en soit, le nouvel opus des aventures de Superliam (Neeson), devrait fermer le bec à ces prétendus spécialistes en carton-pâte et ces cinéphiles nés de la dernière pluie. L’agent doté de compétences spéciales, Bryan Mills, à présent suspecté d’avoir tué sa femme, est pourchassé par les forces de l’ordre de sa propre patrie, chose quasiment inédite au cinéma !

Il est évident qu’Olivier Mégaton a décidé cette fois de lever le voile sur la vérité, toute la vérité, rien que la vérité. Il le jure, et c’est avec ferveur et sans retenue, qu’il dénonce évidement la corruption de la flicaille, mais également, et ce plus subtilement, celle des autorités politiques. Il met en lumière les abysses d’un monde cruel, que bien évidemment beaucoup de naïfs ignorent. Tout n’est que complot, évidemment, mais Bryan Mills saura faire éclater et résonner la justice. Comme dans le deuxième volet de ce qui n’est pour l’instant qu’une trilogie, les armes du réalisateur sont sa direction d’acteur, et la richesse des dialogues, aiguisés au couteau et finement écrits. Il est possible que cette nouvelle production de Luc Besson, assurément l’une de nos plus grandes fiertés nationales, pourrait enfin rendre la raison à un public obsédé par les immondices intellectuelles qu’ils appellent bêtement « art », et qui nous donnent de servers maux de tête. Riez donc, goujats ! La crise inventive ne nous a pas encore atteints. Vivement la suite, où Liam Neeson et Maggie Grace combattrons, main dans la main, de dangereux et barbus fanatiques islamistes. Ou catholiques. Ou des communistes russes. Ou des fantômes démoniaques. Enfin, ils se battront, c’est l’essentiel non ?

Note de la rédaction : aux naïfs, nous tenons à préciser que cet article est le fruit d’une immense ironie, et, pire encore, d’une intense méprise pour tous ceux qui ont participé, de près ou de loin, à l’élaboration d’une telle épave cinématographique (sauf Liam Neeson, on l’aime quand même) !

Taken 3 vs Taken 7

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